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Le programme « Birdhouse Bonanza » demande à ses bénévoles de construire un nichoir décoratif ou fonctionnel, puis vend ceux-ci aux enchères pour financer des initiatives écologiques locales.

« Nous avons tout simplement lancé le mot dans notre entourage, et de nombreuses personnes ont répondu à notre appel », selon Glenda.

Tout a commencé l’an dernier avec 52 nichoirs, ce qui leur a permis de recueillir 6000 $ pour financer la bourse Cliff Bennett du Cercle des naturalistes de la vallée du Mississippi.

Cette bourse est offerte aux étudiants qui s’intéressent aux domaines associés à l’environnement et à l’écologie.

Cette année, Glenda et Barbara ont choisi d’aider une association locale qui cherche à protéger les sites qui ont une grande valeur écologique.

Elles ont choisi cette association pour rendre hommage à leur ami Mike Macpherson, qui était bénévole pour celle-ci avant son décès l’an dernier.

L’un des sites protégés par cette association est une ancienne ferme située à proximité de Pakenham. Lorsqu’elle a été mise en vente il y a quelques années, les nouveaux propriétaires ont choisi d’en faire don à l’association.

« Ils désiraient préserver une région où les visiteurs pourraient admirer la nature : un étang de castors, des papillons, ou des fleurs rares. L’association qui a reçu la propriété cherche à aménager les régions qu’elle protège de façon à ce que les visiteurs et la faune puissent exister en harmonie. Tous les attraits écologiques de ce secteur seraient disparus sans cette intervention », a expliqué Glenda.

Glenda et Barbara ont approché l’association à un moment opportun, car elle était justement à court de fonds pour apporter certaines améliorations importantes au site.

« Nous espérons recueillir 7500 $ pour eux, ce qui devrait leur permettre d’installer de nouvelles clôtures et de moderniser l’espace de stationnement pour le rendre plus accueillant pour les visiteurs. Notre contribution aura donc des retombées concrètes pour cette cause qui nous tient à cœur », nous raconte Glenda.

Au moment de notre entrevue avec Glenda, 40 participants avaient préparé des nichoirs et il restait un mois avant la fin des enchères. Quelques jours plus tard, ce nombre était passé à plus de 70 nichoirs.

La petite-fille de Glenda, qui habite en Allemagne, a même envoyé un nichoir miniature qui était de la taille de son pouce!

« Je suis vraiment réjouie par toutes les soumissions que nous avons reçues. J’ai moi-même contribué deux nichoirs couverts de mosaïque en porcelaine. C’est formidable de voir la gamme de styles que les gens nous ont fait parvenir! », explique-t-elle.

Glenda Jones a contribué ce nichoir amoureusement décoré avec une mosaïque en porcelaine.

Ce sont les mesures de confinement sanitaire et l’isolement hivernal qui ont poussé Glenda et Barbara a lancé leur programme.

« On se tournait les pouces. On savait qu’il y avait plein de gens avec des ateliers qui cherchaient à occuper leur temps libre », a-t-elle expliqué.

Elles voulaient faire quelque chose pour appuyer leur hebdo culturel local — The Humm — qui traversait une période difficile.

L’hebdo était leur principale source de renseignements sur ce qui se passait dans leur région.

« Avec le confinement, tout était annulé, ce qui a coupé tous leurs revenus publicitaires. Notre plan était de payer toute une série de publicités à l’avance pour les aider à traverser ce temps mort, selon Glenda. Lorsqu’on vit dans une petite communauté comme Almonte, il faut savoir s’entraider entre voisins. C’est exactement ce qui est arrivé. Les gens ont répondu à notre appel, soit en construisant des nichoirs, ou en promettant de participer aux enchères. »

Glenda habite sur un terrain boisé de 8 hectares en bordure d’un parc provincial.

« Nous avons quitté Ottawa il y a 28 ans. Pour nous, Almonte, c’est le paradis sur terre! C’est l’endroit le plus paisible et accueillant que je puisse imaginer », déclare Glenda.

Elle et son mari invitent régulièrement des amis pour qu’ils puissent oublier leur stress et se ressourcer en admirant la nature environnante.

« Quand on se balade, les arbres semblent vraiment respirer autour de nous. Leurs branches bougent, les oiseaux gazouillent, les insectes grouillent par terre et les feuilles volent au vent. Si on sort aujourd’hui, on pourrait voir les érables commencer à changer de couleur, des merles, des corneilles, des passereaux et des mésanges, ainsi que des traces d’animaux qui traversent le sentier. Lorsqu’on est débordé par les tracas quotidiens, rien de mieux qu’une balade en forêt! », s’est-elle exclamée.

Glenda a utilisé son accès Internet Xplornet pour organiser et coordonner son initiative.

« J’ai reçu une trentaine de courriels par rapport à l’enchère aujourd’hui, ce qui est typique. Tout s’est fait par courriel : programmer les publicités, coordonner ceux qui ont bâti des nichoirs, et communiquer avec les participants de la vente aux enchères. Ma connexion Internet s’est avérée absolument cruciale tout le long du processus », affirme-t-elle.

Son accès Internet lui a aussi beaucoup servi durant le confinement.

« Nous regardons très peu de télévision conventionnelle, et nous avons annulé toutes les sorties que nous faisions normalement. L’Internet est donc devenu notre source principale de divertissement. Nous sommes pleinement satisfaits du service offert par Xplornet », a-t-elle précisé.

La vente aux enchères des nichoirs est lancée! Suivez ce lien (en anglais seulement) pour voir les créations qui sont offertes; vous avez jusqu’au 29 avril pour participer!