Une championne de la santé mentale en zone rurale

Agricultural mental health professional, Deborah Vanberkel.

Bien qu’elle soit une agricultrice, la santé mentale est au centre des préoccupations de Deborah Vanberkel, une de nos abonnées qui habite dans une petite municipalité rurale dans l’ouest de l’Ontario.

En effet, elle est bien placée pour savoir qu’il est difficile d’obtenir des services en santé mentale en région rurale.

« Je voulais offrir des services adaptés aux besoins particuliers de la clientèle de la région, mais il n’y en avait pas. J’ai constaté qu’il n’y avait aucun programme conçu pour les agriculteurs. J’ai donc décidé de voir si je pouvais rectifier cette situation » explique-t-elle.

D’ailleurs, selon Deborah, les préjugés associés à la santé mentale sont particulièrement bien ancrés dans le monde agricole.

« Les professeurs Andria Jones-Bitton et Briana Hagen de l’université de Guelph ont réalisé une étude qui a révélé que 40 % des agriculteurs refusent de consulter pour des problèmes de santé mentale en raison des préjugés de leur entourage ».

En reconnaissance des efforts de Deborah dans ce domaine, la Fédération canadienne de l’agriculture lui a remis cette année le Prix Brigid Rivoire des champions de la santé mentale en agriculture.

Après 15 ans d’expérience en tant que conseillère en santé mentale pour le secteur public, elle s’est associée à sa fédération agricole locale pour créer un programme qui pourrait accommoder les horaires particuliers des agriculteurs.

Ainsi, ils peuvent organiser un rendez-vous dès qu’ils en ont besoin, avant ou après leurs tâches quotidiennes. De plus, le programme est totalement financé par la fédération, ce qui fait que les participants ont droit à quatre séances gratuites.

« Je peux les rencontrer à leur lieu de travail, à domicile ou dans mon bureau, ou même le faire virtuellement ou par téléphone. »

Cela fait 7 ans qu’elle est abonnée à Xplornet, et sa connexion Internet a joué un rôle essentiel dans sa pratique.

« Ça m’a permis d’offrir des consultations virtuelles, ce qui s’est avéré très utile durant la quarantaine. »

Elle utilise aussi sa connexion Internet pour participer à des congrès virtuels, pour assister à des cours en distanciel, et pour communiquer avec sa famille.

« Nous sommes chanceux : l’antenne la plus proche n’est pas très loin de notre propriété. On peut au moins organiser des rencontres virtuelles pour voir la famille et les amis. Ça serait difficile d’avoir ce genre d’interactions sans notre accès Internet. »

Si vous connaissez quelqu’un qui aurait besoin d’aide, le programme d’aide aux agriculteurs est actuellement offert dans les régions de Lennox et Addington, Hastings, Prince Edward, Northumberland et Lanark en Ontario.

Consultez ce lien (en anglais seulement) pour en savoir davantage.